Bonjour et bienvenue sur mon blog littéraire. Vous y trouverez mes lectures. En espérant que certaines vous donnent envie... N'hésitez pas à laisser un commentaire...
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26 février 2026

Roches de sang d'Olivier Bal

1993 : Théo, fils du regretté Orso Biasini, parrain respecté de la mafia corse, doit un paquet d'argent. Pour rembourser sa dette, il a une idée : monter des braquages de yachts en pleine mer. Il fait alors appel à son frère aîné Ange et deux autres comparses, amis d'enfance, Doumè et Fred.

Cependant, lorsqu'ils ont le malheur de subtiliser la cargaison un peu "spéciale" de l'Odysséa, ils vont se retrouver très vite au cœur d'une chasse à l'homme sans merci. Car pour le propriétaire, pas question d'en rester là.

2019 : Miroslav Horvat, milliardaire serbe au passé trouble, a été égorgé sur la terrasse de son appartement londonien. Depuis quelques temps, il était dans le collimateur d'Europol et devait être interpellé pour extorsion, blanchiment et corruption.

Qui donc a bien pu lui régler son compte ? Sur la baie vitrée, une inscription : "Chè la mia ferita sia murtale".

Marie Jansen, agente de liaison à Europol que la police anglaise a conviée sur la scène de crime, a tout de suite compris que c'était du corse. "Que ma blessure soit mortelle." Une langue qui la ramène aussitôt à cette lointaine enfance passée sur l'île.


Mon avis :

"Roches de sang", c'est d'abord l'histoire de deux frères. Théo considéré comme un bon à rien par son père qui monte cette série de braquages surtout pour se prouver à lui-même qu'il en est capable. Ange, bras droit du père, qui s'est exilé sur le continent pour ouvrir un club de plongée.

Sauf que la famille en Corse c'est sacré. On ne peut pas la renier. Aussi, lorsque Théo lui demande son aide, il accourt. Et c'est le début des ennuis avec la "cargaison" qu'ils ont embarquée. Cette fuite va se révéler être cependant un incroyable chemin de rédemption sacrificielle.

C'est l'histoire aussi d'une vengeance patiemment, savamment orchestrée, tissée au fil du temps.

Comme toujours, avec Olivier Bal, c'est très visuel, très cinématographique et on imagine très bien tous ces sentiers corses qu'il a foulés pour l'écriture de son roman. C'est très rythmé avec beaucoup de rebondissements et du suspense jusqu'au dénouement. J'ai adoré !

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Publié chez Pocket en 2024
Code ISBN : 978-2-266-34007-6

Note : ❤️❤️❤️❤️🧡

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24 février 2026

Tant mieux d'Amélie Nothomb

Adrienne, 4 ans, est envoyée pour les vacances d'été chez sa grand-mère ("bonne-maman") maternelle de Gand. La vieille femme habite dans une masure sombre et vétuste et n'a que pour seule compagnie un chat obèse dénommé Pneu.

Autoritaire et acariâtre, elle fait avaler à la fillette, au petit-déjeuner, un bol de café au lait et des harengs au vinaigre. Et pas question de régurgiter sinon obligation de remanger.

De retour chez elle, Adrienne découvrira que sa mère exècre les chats et la soupconnera même plus tard de trucider ceux du quartier.

Mon avis :

Premier livre d'Amélie Nothomb que je lis. Pourquoi avoir attendu si longtemps, me direz-vous ? En fait, l'auteure était de passage à Lorient pour une dédicace. Impossible de passer à côté d'un tel événement ! L'envie de la rencontrer était donc très forte et pourquoi pas le prétexte de la lire enfin.

Dans plusieurs interviews, l'auteure raconte qu'il lui a fallu plus d'un an avant d'accepter que sa mère était morte et donc de lui consacrer ce livre. Contrairement à celui dédié à son père avec qui elle était très proche, il n'est pas rédigé à la première personne et les prénoms ont été changés pour apparemment préserver la famille maternelle.

C'est donc l'histoire familiale d'Adrienne de ses 4 ans à ses 18. D'abord, on fait connaissance avec cette grand-mère qui préfère de loin la compagnie de ses trois chats plutôt que celle de ses trois filles, qui passe son temps à les dénigrer et refuse sa déchéance sociale. On assistera ensuite aux déboires conjugaux de ses parents qui ne s'entendent plus et se déchirent.

A noter que dans les trente dernières pages, Amélie Nothomb se livre sur ses parents. J'ai trouvé un peu bizarre la juxtaposition de cette histoire romancée et cette sorte de témoignage posthume.

Je ne sais pas si tout est vrai. En tous cas, certains passages très rocambolesques m'ont beaucoup fait rire. J'ai bien aimé ce phrasé si particulier, ce style épuré, dépouillé et surtout cette façon si gentiment faussement ironique de dire les choses.

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Publié chez Albin Michel en 2025
Code ISBN : 978-2-226-50439-5

Note : ❤️❤️❤️❤️🤍

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