Bonjour et bienvenue sur mon blog littéraire. Vous y trouverez mes lectures. En espérant que certaines vous donnent envie... N'hésitez pas à laisser un commentaire...
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30 octobre 2009

Mort … ou presque de Peter James

Katie Bishop, l’épouse d’un homme d’affaires ayant réussi dans les logiciels informatiques, est retrouvée morte dans sa maison de Brighton, étranglée. Sur elle un masque à gaz. Tout de suite les soupçons se portent vers le mari sauf que celui-ci a un alibi. Il se trouvait à ce moment-là à Londres. Mais peut-être a-t-il eu le temps matériel de faire l’aller-retour ? Puis survient un deuxième meurtre dont le modus operandi est le même. La victime qui est secrétaire dans une maison de production de films s’appelle Sophie Harrington et tout laisse penser qu’elle était la maîtresse de Brian Bishop, sauf que lui nie tout en bloc. Roy Grace, face à ce casse-tête semble un peu perdu d’autant plus que sur le plan privé, il est préoccupé par un email qu’un ami lui a envoyé depuis Munich. Celui-ci est persuadé d’avoir vu Sandy, son épouse disparue il y a maintenant neuf ans.

Autant j’avais adoré « Comme une tombe » et « La mort leur va si bien », autant cette troisième aventure de Roy Grace m’a plutôt déçue. L’histoire est beaucoup moins originale et somme toute prévisible, sans surprise. Le lecteur, en réfléchissant un tant soit peu, comprend en effet très rapidement comment on peut avoir le don d’ubiquité. J’ai trouvé aussi que l’auteur accordait trop d’importance aux histoires secondaires, ce qui a malheureusement pour conséquence de parasiter l’intrigue principale et d’essouffler par là même le rythme de l’enquête. Je me demande d’ailleurs si ces histoires secondaires n’ont pas été écrites juste dans le but de donner plus de consistance à un récit qui n’en avait pas vraiment. Dommage que ce roman soit moins abouti et espérons que ce ne soit qu’une petite baisse de régime passagère.

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Publié chez Pocket (N°13674) en 2009
Titre original : Not dead enough
Traduit de l'anglais par Raphaëlle Dedourge
Code ISBN : 9782266182355

25 octobre 2009

La mort leur va si bien de Peter James

Tom Bryce a 36 ans et est le chef d’une entreprise qui croule sous les dettes. Il est marié à Kelly dont le passe-temps favori est d’effectuer des achats impulsifs sur Internet et de noyer son désœuvrement dans la vodka. Un soir, alors qu’il rentre du travail en train, il ramasse un CD oublié par un passager sur une banquette. En l’insérant dans son ordinateur, il se retrouve connecté à un site web Scarab Productions et assiste à une scène de crime atroce. Evidemment il pense tout de suite à une bande annonce pour un film gore jusqu’à ce qu’il reçoive en retour un email lui interdisant formellement de contacter la police sinon il arriverait un malheur à sa femme et ses deux enfants. Le lendemain le corps de Janie Streton, jeune stagiaire dans un cabinet d’avocat est découvert. Lorsque la photo de la victime est publiée dans le journal, Tom la reconnaît tout de suite et prévient malgré tout la police. Commencent alors les ennuis.

Après avoir été séduite par « Comme une Tombe », je me suis donc laissée tenter par « La mort leur va si bien ». Peter James nous délivre à nouveau un thriller palpitant avec toujours un thème original, celui des snuffmovies c’est-à-dire ces vidéos où sont filmées et diffusées en direct des scènes de viol ou de meurtre. Suspense et rebondissements en tous genres sont une fois de plus garantis au menu avec en bouquet final l’inévitable course poursuite. On pourra peut-être reprocher d’ailleurs que l’histoire soit construite exactement de la même manière que la précédente mais il n’en reste pas moins que ce thriller est très efficace et qu'il se lit d'une traite.

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Publié chez Pocket (N°13419) en 2008
Titre original : Looking good dead
Traduit de l’anglais par Raphaëlle Dedourge
Code ISBN : 9782266175524

17 octobre 2009

L’évangile selon Satan de Patrick Graham

1348 : Au couvent de Bolzano au nord de l’Italie, Mère Yseut de Trente recueille une vieille femme agonisante. Celle-ci appartient à l’ordre des Recluses du Cervin, un ordre mystérieux vivant en autarcie et chargé d’étudier des textes interdits. Quelques jours plus tard, après que les treize religieuses de sa congrégation ont été sauvagement massacrées par Caleb, un tueur démoniaque, Mère Yseut s’emmure avec le crâne ceint d’une couronne d’épines et le manuscrit « l’évangile de Satan » que lui avait confiés la Recluse.

2006 : A Hattiesburg dans le Maine, quatre jeunes femmes ainsi que Rachel l’assistante du shérif sont retrouvées crucifiées dans une crypte au fonds des bois. Marie Parks, profileuse au FBI, spécialiste des cross-killers (c’est-à-dire des tueurs en série qui voyagent) et médium depuis un accident de voiture est chargée de mener l’enquête. De son côté le Vatican va dépêcher le père Carzo, un exorciste pour récupérer le manuscrit maudit.

La trame de l’histoire repose sur cet évangile dans lequel est révélé un terrible secret qui sans aucun doute aura de quoi décontenancer les plus fervents croyants. En effet, les théories avancées remettent en cause les fondements même de la chrétienté à savoir la résurrection du Christ et c’est pourquoi il est primordial que cet ouvrage ne tombe pas entre de mauvaises mains et notamment celles de la Fumée Noire. Sur fond d’intrigue policière et de surnaturel s’engage alors une lutte sans merci entre le Bien et le Mal sachant que la frontière entre les deux n’est pas toujours des plus évidentes. J’ai trouvé ce thriller vraiment très prenant, haletant, effroyablement oppressant, bref horriblement angoissant. D’ailleurs, âmes sensibles s’abstenir. Les scènes de crucifixion sont d’un tel réalisme que je sens encore les stigmates de la douleur me percer les poignets et les chevilles. En même temps un livre sur les forces du mal sans la moindre débauche de violence ce serait inconcevable, non ?

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Publié chez Pocket (N°13368)
Code ISBN : 9782266173582

11 octobre 2009

Sépulcre de Kate Mosse

Octobre 1891 : Anatole Vernier, après une campagne de dénigrement fomentée à son encontre par Victor Constant est contraint de quitter Paris. Il part alors s’installer chez sa tante Isolde au Domaine de la Cade, situé non loin de Carcassonne et emmène avec lui sa jeune sœur Léonie. Celle-ci en se promenant dans les bois va découvrir fortuitement les ruines d’un sépulcre wisigoth et mettre la main sur un jeu de tarot aux pouvoirs dit-on de vie et de mort.

Octobre 2007 : Meredith Martin s’est lancée dans l’écriture d’une biographie sur le compositeur Claude Debussy et les femmes qu’il a aimées. Ses recherches la conduisent en France et notamment dans les environs de Carcassonne. Mais ce voyage est aussi l’occasion pour elle de renouer avec ses origines familiales. Munie seulement d’une photo et d’une partition pour piano intitulée « sépulcre 1891 », elle compte bien enfin trouver des réponses à ses questions.

Dans ce roman fleuve de plus de 800 pages nous sommes alternativement transportés dans l’atmosphère très surannée, feutrée et romantique du 19ème siècle et celle très contemporaine, moderne du 21ème avec en toile de fond la magnifique région de Carcassonne. Nous y faisons ainsi la connaissance de deux héroïnes à deux époques différentes dont les destinées – on s’en doute - vont fatalement se croiser. Même si ce roman est facile à lire et que je me suis laissée emporter agréablement dans cette distrayante aventure, j’ai trouvé qu’il comportait beaucoup de longueurs, que Kate Mosse se dispersait un peu dans des descriptions détaillées inutiles et empreintes de clichés à l’eau de rose. Je regrette aussi qu’elle n’ait pas creusé plus en profondeur le côté occulte, obscure de l’histoire, ce qui lui aurait conféré ainsi une dimension plus inquiétante, angoissante. Bref j’aurais aimé frissonner un peu plus.

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Publié chez Le Livre de Poche (N°31382) en 2009
Titre original : Sepulchre
Traduit de l’anglais par Valérie Rosier et Denyse Beaulieu
Code ISBN : 9782253126973

Site de l'auteur : http://www.katemosse.com/content/index.asp

5 octobre 2009

Je l’aimais de Anna Gavalda

Désolé mais cet article est temporairement indisponible. Vu l’engouement excessif que suscite ce commentaire de texte depuis quelques temps, j’en déduis qu’il doit être au programme des lycées. N’ayant pas envie que ma prose soit plagiée à mon insu ou de faciliter le travail d’élèves un peu flemmards, je préfère donc le retirer. Si vous voulez connaître l’histoire, eh bien il suffit tout simplement de lire le livre (ça doit prendre tout au plus 3 heures) et de prendre des notes au fur et à mesure (vous verrez c’est plus facile après pour faire un résumé).

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Publié chez J’ai lu (N°6243) en 2003
Code ISBN : 9782290340783

30 septembre 2009

Beloved de Toni Morrisson

Il y a dix huit ans Sethe était esclave à la ferme du Bon Abri. Les conditions de vie y étaient plutôt « bonnes » comparé à ce qui se passait ailleurs. Mais lorsque le propriétaire M. Garner décède et est remplacé par Maître d’école, les règles changent drastiquement et les esclaves décident alors de s’enfuir. Sethe, dans un accès de folie meurtrière égorge sa petite fille de deux ans et tente de tuer ses trois autres enfants. A sa sortie de prison elle part s’installer au 124 Bluestone Road chez Baby Suggs, sa belle-mère. Même si Sethe est désormais physiquement libre, elle est malheureusement toujours prisonnière de ses souvenirs qui la hantent perpétuellement. Elle a beau essayé de les oublier, de les ranger dans un coin sombre de sa mémoire, elle n’y arrive pas. Car le bébé fantôme est toujours là pour lui rappeler son geste. Au début ce ne sont que des plats qui volent jusqu’au jour où il finit par se matérialiser en cette jeune fille prénommée Beloved.

Que Sethe rongée par la culpabilité et les remords ait des hallucinations, c’est tout à fait compréhensible mais que sa fille Denver et Paul D en soient victimes eux aussi, c’est, je l’avoue, très étrange et quelque peu déroutant. Elle semble en effet si réelle que même le lecteur se demande s’il ne va pas sombrer dans cette hystérie collective. Il ne reste pas moins que l’histoire de cette femme, véritable complainte de tout un peuple opprimé par des siècles d’esclavagisme, est émouvante, déchirante. L’écriture colorée de Toni Morrison est saisissante, cinglante comme un coup de fouet sur le dos qui vous lacère, vous meurtrit dans vos chairs et vous marque de façon indélébile. Rarement un livre ne m’aura autant remué les tripes. Plus d’une fois j’ai ressenti comme un malaise, eu envie de pleuré, ai pleuré. Aurais-je laissé malgré moi l’esprit malfaisant de Beloved s’insinuer insidieusement au plus profond de mon être pour mieux me tourmenter, me torturer, me vampiriser ? Ou aurais-je tout simplement libéré ces chaînes mentales qui m’empêchaient d’évoluer ?

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Publié chez 10/18 (N°2378) en 1993
Titre original : Beloved
Traduit de anglais par Hortense Chabrier et Sylviane Rué
Code ISBN : 9782264039163

28 septembre 2009

La cité des jarres de Arnaldur Indridason

Quartier de Nordurmyri à Reykjavik.
Le cadavre de Holberg, un vieil homme de soixante dix ans est retrouvé chez lui. Par terre git un cendrier maculé de sang, sans doute l’arme du crime. Encore un « truc bête et méchant » se dit tout de suite la police. Sauf qu’en fouillant plus en profondeur dans le passé de la victime, l’inspecteur Erlendur découvre qu’il aurait violé une certaine Kobrun, il y a une quarantaine d’années. De cette « union » serait née une petite Audur. Ce meurtre serait-il lié à cet évènement si lointain ?

Difficile de résumer ce livre sans trop en dévoiler. Car bien sûr c’est en creusant minutieusement dans le passé peu glorieux de la victime qu’Erlendur trouvera finalement des réponses à son enquête et que chaque indice précieusement disséminé au fur et à mesure par Indridason constitue donc une pièce du puzzle. Tout comme dans l’excellentissime « La femme en vert », l’auteur va donc faire remonter à la surface de cette fange nauséabonde de vieux secrets jusqu’ici bien gardés. Bien qu’ayant deviné très rapidement l’identité du tueur, j’ai trouvé ce roman intéressant à plusieurs égards. D’abord il nous brosse le portrait d’une société islandaise pas forcément très idyllique. On apprend ainsi que ce pays à une certaine époque a eu des pratiques très peu déontologiques. Ensuite il aborde des sujets peu évidents comme le viol ou la drogue mais aussi le thème des rapports familiaux. Enfin j’ai bien aimé l’approche psychologique des personnages et notamment celle de Erlendur, qui, même s’il semble froid, rude, morne tout à l’image de son pays d’origine, se révèle finalement très attachant.

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Publié chez Points (N°1494) en 2006
Titre original : Myrin
Traduit de l’islandais par Eric Boury
Code ISBN : 9782757800232