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26 avril 2026

Sarek de Ulf Kvensler

Tous les ans, Anna Samuelson, juriste à Stockholm et son compagnon Henrik Ljungman partent randonner quelques jours à la montagne avec leur amie Milena Tankovic. Ils ont prévu de faire le GR Kungsleden, d'Abisco au Keb dans le nord de la Suède.

Mais le plan initial va très vite changer. D'abord, ils acceptent que Jacob Tessin, le petit ami de Milena, adepte lui aussi de montagne et qu'elle a récemment rencontré sur Internet, les accompagne. Ensuite, ils vont se laisser convaincre par ce même Jacob de s'aventurer dans le parc du Sarek réputé très difficile et réservé donc aux randonneurs chevronnés.

Après quelques jours, Anna est retrouvée et transférée à l'hôpital de Gällivare. Elle porte des contusions sur tout le corps et des marques de strangulation. Que s'est-il donc passé ? Et où sont les autres ?


Mon avis :

Envie d'évasion ? Je vous propose une randonnée dans le parc national du Sarek en Suède. Les paysages y sont immenses, grandioses, à couper le souffle mais très sauvages et hostiles. L'accès au Sarek est en effet très difficile : pas de sentiers balisés, dénivelés importants, chemins escarpés, sans oublier la météo très changeante en septembre et l'absence de réseau téléphonique.

Bref, le Sarek, ça se mérite. Anna est très tentée par l'expérience tandis qu'Henrik refuse catégoriquement car il sait qu'il n'est pas suffisamment préparé. Delà, les tensions avec Jacob vont s'accentuer et les incidents se multiplier. Est-il pour autant responsable de ce qui va arriver par la suite ?

Le roman commence donc par l'évacuation d'Anna par hélicoptère et son interrogatoire ensuite par la police à l'hôpital. Petit à petit, elle remonte le fil des derniers jours. Jusqu'à ce témoignage d'un des autres personnages en totale contradiction avec celui d'Anna. Qui croire ?

Vu les révélations à la toute fin du roman, le lecteur a une petite idée de qui dit la vérité.

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Publié chez Points (P6226) en 2024
Éditeur d'origine : Éditions de la Martinière
Titre original : Sarek
Traduit du suédois par Rémi Cassaigne
Code ISBN : 979-1-041-41592-2

Note : ❤️❤️❤️🧡🤍

Tous droits réservés

28 novembre 2021

La reine de la Baltique de Viveca Sten

Sur une plage de l'île de Sandhamn au large de Stockholm, le cadavre d'un homme enchevêtré dans un filet est retrouvé. La victime s'appelle Krister Berggren et était employé au Systembolaget, le magasin d'État qui a le monopole de vente d'alcools. Visiblement, il a séjourné plusieurs mois dans l'eau.

Serait-il tombé accidentellement d'un ferry ? Fort possible. Mais lorsque sa cousine Kicki est découverte dans une chambre d'hôtel morte empoisonnée, l'inspecteur Thomas Andreasson se pose beaucoup de questions. Ce ne peut être en effet une coïncidence !

Cette enquête va donc le conduire sur cette île qu'il connaît bien et lui donner aussi l'occasion de revoir son amie d'enfance, Nora Linde, une juriste d'entreprise, qui n'hésitera pas à lui apporter son aide dans sa recherche de la vérité.


Mon avis :

Viveca Sten nous distille au compte-goutte une intrigue policière plutôt classique dans un décor de rêve. C'est en se promenant sur une plage de Sandhamn où elle réside que l'idée de ce premier roman lui est venue.

Ici pas d'atmosphère angoissante, pas de scène violente comme on pourrait en trouver par exemple chez son confrère Ake Edwardson (voir Danse avec les anges).Pas de flic solitaire, alcoolique et tourmenté non plus. Au contraire, Thomas Andreasson et Nora Linde forment un duo d'enquêteurs très sympathiques. Certes, ils sont confrontés à quelques problèmes dans leur vie personnelle mais ceux-ci sont décrits juste ce qu'il faut sans sombrer dans un pathos extrême.

Une lecture détente ou pour adeptes de polar soft.

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Publié chez Le Livre de poche en 2014
Titre original : I de lugnaste vatten
Traduit du suédois par Rémi Cassaigne
Code ISBN : 978-2-253-00049-5

Site de l'auteur (en anglais) : www.vivecasten.com

Note : ❤️❤️❤️🤍🤍

Tous droits réservés

13 septembre 2009

Roseanna de Per Wahlöö et Maj Sjöwall

Suite à des travaux de dragage dans l’écluse de Borenshult, le corps d’une femme nue est repêché. Selon l’autopsie, elle a été étranglée et a subi des violences sexuelles. Après une enquête minutieuse, l’inspecteur Martin Beck venu tout spécialement de Stockholm et son équipe réussit à identifier la victime. Il s’agit de Roseanna Mc Graw, une jeune bibliothécaire de 27 ans originaire des Etats-Unis qui voyageait sur le Diana, un bateau de croisière.

Après avoir retrouvé et interrogé tous les passagers et membres de l’équipage puis visionné des quantités de photos ou films réalisés au moment de sa disparition, la police finit par soupçonner un homme. Encore faut-il le confondre.

Après avoir enfin découvert qui il était, elle décide de le traquer et de lui tendre un piège. Mais va-t-il tomber dedans ? Et est-ce vraiment lui l’auteur du crime ?


Mon avis :

J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à l’histoire. Je l’ai trouvée en définitive plutôt banale, fade et l’ambiance terne. Cela a été aussi très difficile pour moi de m’attacher aux personnages, de me mettre dans leur peau. C’est vrai que Martin Beck a tout de l’anti-héros.

Et pourtant ce livre, publié en 1965, par Maj Sjowall et Per Wahlöö les pionniers de ce qu’on appellera plus tard le roman policier nordique est loin d’être sans intérêt notamment du point de vue du déroulement de l’enquête. Celle-ci est en effet réalisée selon les bonnes vieilles techniques d’investigation : recherche méticuleuse d’indices, recueil et recoupement de témoignages, filature, interrogatoire sans relâche du suspect en espérant qu’il finisse par craquer et avoue.

Ici il n’est pas question donc d’utilisation de procédés ultra performants comme par exemple le spectromètre de masse ou d’analyse d’ADN mais juste de relevé d’empreintes digitales et de balistique. Cela change évidemment énormément de toutes ces histoires qu’on peut nous proposer aujourd’hui et où tout est fondé principalement sur les bases de données de fichiers informatiques ou les expertises scientifiques dont les résultats sont quasi irréfutables et laissent peu de place à l’intuition, le flair.

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Publié chez 10/18 (N°1716) en 2008
Titre original : Roseanna
Traduit de l’anglais par Michel Deutsch
Code ISBN : 978-2-743-61804-9

Note : ❤️❤️❤️🤍🤍

Tous droits réservés

02 août 2009

Danse avec l'ange de Ake Edwardson

Goteborg, deuxième ville suédoise, n’échappe pas à la recrudescence de la violence. Un jeune étudiant anglais vient d’être sauvagement assassiné dans une chambre d’hôtel. A des milliers de kilomètres de là, à Londres, c’est au tour d’un jeune suédois de subir le même sort.

Les deux meurtres se ressemblent étonnamment : les victimes sont retrouvées attachées sur une chaise, ont été torturées avant de mourir et la trace laissée par un pied de caméra laisse supposer qu’ils ont été filmés.

Erik Winter, qui, à 37 ans, est le plus jeune commissaire de son pays, est chargé de mener l’enquête. Il pense évidemment tout de suite au monde sordide de la pornographie et des snuffmovies, ces vidéos de meurtres tournées en direct.

Grâce à son équipe et une étroite collaboration avec Steve MacDonald, son homologue britannique, il va tenter de découvrir quel esprit pervers peut bien se cacher derrière tout cela.


Mon avis :

Ake Edwardson nous entraîne dans les bas-fonds infâmes de la société suédoise, bien loin donc des clichés habituels si idylliques. C’est avec une extrême concision et une grande rigueur qu’il va dérouler progressivement, méthodiquement son enquête en n’hésitant pas à disséquer dans les moindres détails les doutes existentiels et les tourments psychologiques qui assaillent ses personnages.

L’atrocité des meurtres commis et l’univers glauque, délétère dans lequel il nous plonge lentement et insidieusement tout au long de l’histoire nous donne comme une sensation de malaise et de nausée. Ici, on est bien loin des romans à « l’anglaise » même si le héros par son côté snob, élégant et riche peut faire penser aux inspecteurs Morse, Thomas Linley ou encore Richard Jury.

Cependant, malgré cette atmosphère constamment pesante, oppressante, angoissante bizarrement jamais à aucun moment je n’ai eu envie de refermer le livre avant le dénouement. Peut-être est-ce parce qu’il a su captiver mon attention avec une intrigue somme toute bien ficelée.

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Publié chez 10/18 (N°3674) en 2004
Titre original : Dans med en ängel
Traduit du suédois par Anna Gibson
Code ISBN : 978-2-264-03717-6

Note : ❤️❤️❤️💛🤍

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