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5 octobre 2009

Je l’aimais de Anna Gavalda

Chloé est désemparée, accablée, inconsolable. Adrien, son mari vient de la quitter pour une autre. Elle se retrouve désormais seule avec leurs deux filles. Pierre, son beau-père, un homme plutôt bourru avec qui elle n’a jamais vraiment entretenu de liens décide alors de les emmener dans la maison de campagne familiale, histoire de leur changer les idées. Peu à peu va s’instaurer entre eux un long dialogue, une sorte de huis clos dans lequel Pierre va ouvertement se livrer, se confesser. Il va avouer ainsi avoir autrefois aimé passionnément une certaine Mathilde mais qu’il n’a jamais osé tout quitter pour elle, sûrement par lâcheté, par respect des convenances. Son fils, lui, a eu le courage de le faire et il comprend quelque part son attitude.

Evidemment on est touché par ce qui arrive à Chloé. On prend fait et cause pour elle et on se dit qu’Adrien n’est en fait qu’un sale goujat. Comment peut-on quitter ainsi sa femme et ses enfants ? Comment peut-on faire ainsi souffrir quelqu’un, détruire une relation qu’on a mis tant de temps à bâtir ? Et puis en y réfléchissant un peu on se demande : a-t-on vraiment le droit d’obliger quelqu’un à rester alors qu’il ne vous aime plus ? A-t-on le droit de rendre quelqu’un encore plus malheureux qu’il ne l’est déjà ? Vu de l’extérieur les deux points de vue se tiennent mais quand on est au cœur du sujet, qu’en est-il réellement ?
Ce texte court nous apostrophe forcément car n’importe qui peut un jour être amené à vivre pareille situation. Certes ce n’est pas de la grande littérature et on pourra reprocher la simplicité extrême de l’écriture d’Anna Gavalda mais c’est justement parce qu’il n’y a pas d’intellectualisation du propos et que les mots qu’elle emploie ressemblent tellement aux mots qu’on pourrait, nous aussi, utiliser qu’on s’identifie facilement aux personnages et qu’on vit l’histoire comme on la lit.
Une tranche de vie incontestablement banale mais qui donne à méditer sur la complexité des sentiments humains.

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Publié chez J’ai lu (N°6243) en 2003
Code ISBN : 9782290340783

4 commentaires:

  1. ... ça figurerait au programme des lycées?? Me voilà fort étonné!

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  2. Je ne cherche pas à copier ton résumé, loin de là. Pour ma part, je n'avais pas tellement apprécié l'histoire, j'ai eu du mal à rentrer dedans et n'ai ressenti aucune émotion particulière. Bref, j'ai passé mon chemin :-)

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  3. Je ne sais pas trop quoi en dire...
    On retrouve un style très épuré. Ce n'est pas forcément ce que j'aime le plus, mais d'un côté, cela transmet une certaine pureté, une sincérité, tout au long de ce dialogue entre le beau-père et sa belle-fille, entre ces deux écorchés de l'amour, entre celui qui a trompé et celle qu'il l'a été... En général, je ne suis pas très adepte des romans qui se font essentiellement sur un dialogue, mais cela ne m'a étonnamment pas beaucoup dérangée ici, pour ces raisons sans doute. Cette alternance entre dialogue, silences, et petits gestes du quotidien nous rapproche en effet sûrement des personnages, de leur nostalgie et de leurs émotions...
    Somme toute, c'est un roman avec beaucoup de vérité, même si la morale à en tirer est peut-être un peu simple en fin de compte (il faut savoir faire des choix douloureux pour arriver au bonheur)... Je suis un peu restée sur ma faim.

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  4. En général, j'aime beaucoup cette auteure et ce roman ne fait pas exception ! Certes le style d'écriture est assez simple, mais je trouve que c'est ce qu'il faut pour exprimer les sentiments.
    Tout au long du dialogue, on s'interroge sur ce que l'on aurait fait à la place d'Adrien...

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