Bonjour et bienvenue sur mon blog littéraire. Vous y trouverez mes lectures. En espérant que certaines vous donnent envie... N'hésitez pas à laisser un commentaire...
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19 juillet 2022

Derniers sacrements de M.J Arlidge

Quand, à Chicago, Jacob Jones bouscule Kassandra Wojcek, il est loin de se douter que son destin va bientôt être scellé. La jeune fille de 15 ans qui a des dons de prémonition, a en effet vu dans son regard sa mort prochaine. Elle essaie de le prévenir mais à cause de son comportement hystérique, elle est arrêtée.

Assistée par Adam Brandt, un psychologue, elle tente de s'expliquer mais la police ne semble pas la croire. Pire, elle va même jusqu'à la soupçonner lorsque l'homme est assassiné de façon très violente.

Pour l'inspectrice Gabrielle Grey, il ne fait aucun doute que cette adolescente au casier déjà bien chargé, est complice du tueur.


Mon avis :

Ce roman m'a tout de suite fait penser à "Dead zone" de Stephen King que j'avais lu, il y très très longtemps. Le héros, après un accident qui le plonge dans le coma pendant quelques années, se réveille avec la capacité de deviner l'avenir de quelqu'un rien qu'en le touchant. Doit-on alors garder pour soi ce que l'on "voit" ou prévenir la personne concernée ? Peut-on changer LE destin ? Don, fardeau ou malédiction, la question était déjà posée. M.J Arlidge n'a donc rien inventé concernant ce thème.

Même si l'histoire se lit facilement, que l'écriture est plaisante, qu'on éprouve de l'empathie pour Kassie, j'ai eu toutefois un gros souci avec ce roman. L'enquête se focalise en effet essentiellement sur cette adolescente et ses visions. Ce n'est pas tant l'aspect paranormal qui m'a dérangée mais plutôt l'attitude de l'inspectrice. Celle-ci est tellement persuadée de l'implication de Kassie dans les meurtres qu'elle ne cherche même pas d'autres pistes.

Certes, l'adolescente connaissait vaguement les victimes et il est normal qu'elle s'intéresse à son cas. Mais s'accrocher uniquement à ce lien si ténu, ce n'est pas vraiment très professionnel ! Il faut attendre à peu près le dernier tiers du livre pour qu'enfin elle décide de diriger son enquête dans une autre direction et qu'enfin celle-ci décolle.

⚠️ Attention ! Certaines scènes peuvent heurter les âmes sensibles.

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Publié chez 10/18 en 2020 (N°5580)
Titre original : A gift for dying
Traduit de l'anglais par Séverine Quelet
Code ISBN : 978-2-264-07662-5

Note : ❤️❤️❤️🤍🤍

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30 juin 2022

Comme la foudre de Liam McAllister

Stephen Waters dirige Black Virgin, une neuro-clinique spécialisée dans les nanotechnologies et installée à Londres. Il est marié avec Megan qui attend leur premier enfant. La jeune femme qui a déjà un garçon de 13 ans prénommé Dimitri, gère, quant à elle, le patrimoine que lui ont légué ses parents.

Leur avenir semble radieux jusqu'au jour où Oriflamme, une entreprise basée dans l'Idaho et officieusement couverture de la CIA, veut investir dans Black Virgin et envoie Livia Dolori pour jouer les intermédiaires.

Il se trouve que Stephen et cette jolie blonde très séduisante ont eu une liaison, il y a dix ans. Difficile, même après toutes ces années, de lui résister.


Mon avis :

Dès le début, l'histoire sent le complot à plein nez. D'abord, il y a cette mystérieuse entreprise dont on se doute bien qu'elle ne veut pas juste investir dans Black Virgin mais plutôt la contrôler. Ensuite, l'ex de Stephen qui réapparaît soudain après toutes ces années et qui va faire éclater son couple ne peut pas être non plus juste qu'un simple hasard.

Le lecteur assiste donc progressivement à la destruction inévitable de ce couple et la question, évidemment, est de savoir qui est derrière toutes ces manigances et surtout pourquoi veut-on leur nuire absolument.

Avec "Comme la foudre", Liam McAllister nous concocte une histoire pleine d'action qui se lit aisément. Les chapitres relativement courts s'enchaînent, tout comme les coïncidences qui vous donnent un arrière-goût de facilité. Les rebondissements, les retournements de situation et même le dénouement sont très prévisibles. Pas de réelle surprise en fin de compte.

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Publié chez France Loisirs en 2019
Code ISBN : 978-2-298-15747-5
Éditeur d'origine : Éditions du 123

Note : ❤️❤️❤️🤍🤍

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04 juin 2022

Tempête à Cape Cod de Carol Higgins Clark

Cela fait un an tout juste que Regan et Jack Reilly sont mariés. Pour l'occasion, le couple a décidé de délaisser ses activités professionnelles à New-York pour un weekend en amoureux à Cape Cod. Malheureusement, leur séjour va être perturbé par différents événements.

Tout d'abord, ils se retrouvent à héberger les sœurs Brewer, Fran et Ginny, qui habitent la maison d'à côté. Car à cause de la tempête, une branche d'arbre s'est cassée et a demoli la fenêtre de leur façade.

Ensuite, Adele Hopkings, une discrète retraitée, qui vient d'emménager dans la région, a été emportée par les vagues. Sa disparition va susciter un vif emoi et le couple Reilly va tout mettre en œuvre pour retrouver sa famille.


Mon avis :

Ce roman sans prise de tête est certes très plaisant à lire mais cela ne suffit pas pour en faire un bon roman. Il semblerait que pour "Tempête sur Cape Cod" Carol Higgins Clark ait manqué un peu d'inspiration, d'imagination.

J'ai trouvé en effet que l'intrigue était assez faiblarde, pas assez travaillée, pas assez structurée. Certains passages m'ont semblé par ailleurs superflus.

Le style est plat, sans relief. Quant à l'aspect vaudevillesque, qui m'avait beaucoup plu et fait rire dans "Irish coffee", il est ici tout simplement complètement raté. Bref, un peu décevant.

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Publié chez Le Livre de Poche en 2013
Titre original : Wrecked
Traduit de l'anglais par Béatrice Taupeau
Code ISBN : 978-2-253-17376-2

Site de l'auteure : www.carolhigginsclark.net

Note : ♥️♥️🧡🤍🤍

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28 mai 2022

Nécrologie de Paul Cleave

La vie de Theodore Tate a complètement basculé, il y a deux ans, lorsque sa femme et sa fille de six ans ont été fauchées par un chauffard alcoolisé. Sa femme, qui a réchappé de l'accident, est depuis dans un état catatonique. Ancien flic désormais reconverti en détective privé, il est mandaté pour superviser l'exhumation de Henry Martins, un directeur de banque décédé à la même époque.

Cependant, suite à un glissement de terrain dû à des pluies torrentielles, trois corps remontent à la surface du lac qui jouxte le cimetière de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Bruce Alderman, le gardien prend alors la fuite à bord d'une camionnette.

Dans le cercueil déterré, on découvre par ailleurs le cadavre d'une jeune femme à la place du banquier. Tate décide de mener sa propre enquête et grâce à une inscription sur la bague de la victime, il parvient à découvrir son identité.


Mon avis :

Cette sordide intrigue se déroule essentiellement autour de ce cimetière et plus particulièrement autour du père Julian qui adore visiblement cultiver les secrets et pas seulement ceux entendus en confession.

Theodore Tate (le narrateur), brisé par un drame familial, est devenu un homme tourmenté, désabusé, capable de franchir la ligne rouge. Lui aussi cache un terrible secret. Il sombre peu à peu dans l'alcool. Le lecteur assiste impuissant à sa déchéance et se perd dans ces errances au risque de décrocher parfois à cause de certaines longueurs.

Cette histoire n'est certes pas facile car elle aborde de douloureux thèmes. Et quelques petites pointes d'humour noir auraient peut-être pu dédramatiser certaines situations. C'est ce qui m'avait d'ailleurs beaucoup plu dans "Un employé modèle" (On notera au passage les petits clins d'œil faits au Boucher dans "Nécrologie"). Malheureusement, je n'ai pas retrouvé ici ce ton caustique qui aurait pu m'arracher quelques sourires en coin.

Avec son premier roman, Paul Cleave avait mis la barre très haut et je m'attendais sûrement à ce qu'il récidive. D'où ma légère déception. Il n'en reste pas moins que le livre est dans son ensemble convenable avec un dénouement surprenant.

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Publié chez Le Livre de Poche (N°33230) en 2014
Titre original : Cemetery lake
Traduit de l'anglais par Fabrice Pointeau
Code ISBN : 978-2-253-16499-9

Site de l'auteur : www.paulcleave.com

Note : ♥️♥️♥️🤍🤍

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15 mai 2022

L'empereur blanc d'Armelle Carbonel

Bienvenue à Crescent House, une vieille demeure délabrée située dans un trou perdu en Arkansas où, en 1965, un drame horrible est survenu. Billy Ellison, un écrivain noir et Myra sa femme - qui, elle, est blanche - y ont en effet péri dans un incendie déclenché par des membres du Ku Klux Klan.

Anton, l'actuel propriétaire, a invité quatre de ses collègues auteurs de romans noirs pour un atelier d'écriture. Car quoi de mieux que cet endroit lugubre où les fantômes du passé hantent encore les murs pour trouver l'inspiration, stimuler sa créativité ? Malheureusement, avant même l'arrivée des autres, Dan se retrouve séquestré quelque part dans la maison.

Pendant ce temps-là, dans la ville voisine de Shannon Hills, la famille Appermind est sauvagement assassinée. Y aurait-il un rapport entre ses deux affaires ? C'est ce que va essayer de découvrir l'officier Dudley.


Mon avis :

Dans la première partie, le lecteur est plongé dans l'atmosphère bien flippante d'un film d'épouvante. On y retrouve d'ailleurs tous les codes du genre : la maison isolée en pleine tempête avec un passé bien macabre; la porte accédant aux combles qui est condamnée et qu'on a envie de franchir tellement on veut savoir quel secret se cache derrière; la présence d'un miroir brisé, symbole même du passage vers un autre monde.

Il y a ensuite cette sensation des personnages d'être constamment épiés, en danger, les suspicions qui s'installent. Bref, la tension est à son maximum et on tremble de peur pour eux. Un huis clos vraiment angoissant, anxiogène où on se demande qui va être la prochaine victime.

La deuxième partie, quant à elle, est totalement axée sur l'enquête policière. Un des personnages qui a réchappé est hospitalisé. Le récit devient alors plus ancré dans le réel, le rationnel avec la recherche de preuves concrètes. Tout le contraire de la première partie où on flirtait parfois avec le surnaturel, le paranormal à cause de certains événements inexplicables.

Enfin, les incursions dans les années 60-70 avec pour toile de fond le racisme, nous apportent, elles aussi, des éléments nous permettant de comprendre ce qui s'est réellement passé à Crescent House de nos jours. Et quand peu à peu on devine ce que le destin tragique de Billy Ellison a engendré, on se dit qu'Armelle Carbonel nous a bien manipulés. Et ce qui paraissait jusque là inexplicable, incohérent prend alors tout son sens.

Au final, elle nous délivre un incroyable thriller psychologique. A lire absolument.

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Publié chez Le Livre de poche (N°36422) en 2022
Code ISBN : 978-2-253-10771-2
Éditeur d'origine : Fayard
Page officielle de l'auteur sur Facebook

Note : ❤️❤️❤️❤️🧡

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05 mai 2022

Les cathédrales du vide de Henri Lœvenbruck

Mis en arrêt maladie après l'affaire des carnets de Villard de Honnecourt (Voir Le rasoir d'Ockham), Ari Mackenzie passe ses journées à enchaîner les whiskys au bar du coin. En rentrant chez lui un soir, il constate que son appartement a été visité et apprend que ceux de ses amis aussi. Il a une petite idée de qui pourrait être derrière ces infractions et décide de mener officieusement sa propre enquête.

Grâce à sa collègue des RG, Iris Michotte, il va découvrir que cet homme est à la tête d'une ONG environnementale aux agissements opaques. Charles Flynch, un géologue qui travaillait pour le site basé au cœur de la forêt amazonienne est assassiné. Viendra bientôt le tour de Sandrine Monney et de son assistant, deux employés de l'ONU à Genève.


Mon avis :

"Les cathédrales du vide" est la suite du roman "Le rasoir d'Ockham". Difficile donc d'en faire le résumé sans trop en dévoiler. Car même s'il peut être lu indépendamment, ce livre fait toutefois référence à des éléments concernant la résolution de l'enquête précédente et à un personnage auquel Ari a été confronté et qu'on va retrouver ici.

Tout ce que je peux dire, c'est que, dans ce deuxième opus, il y a encore une fois tous les ingrédients pour passer un bon moment. Les scènes d'action sont toujours aussi spectaculaires et on se demande toujours comment les héros ont pu en réchapper.

Au delà du côté ésotérique, Henri Loevenbruck aborde aussi des sujets très sérieux comme celui de l'exploitation (disons plutôt le pillage) des sous-sols qui regorgent de ressources naturelles intéressantes. Tel le coltan, ce minerai extrait dans la province du Kivu en République Démocratique du Congo et très prisé par les industries de pointe dans la fabrication de condensateurs d'ordinateurs et téléphones portables.

Enfin, grâce aux confidences - disséminées tout au long de l'histoire principale - de Nicolas Flamel, un libraire écrivain du XIVème siècle devenu alchimiste, le lecteur trouve des réponses à plusieurs questions laissées en suspens.


Les enquêtes d'Ari Mackenzie :
Tome 1 : Le rasoir d'Ockham
Tome 2 : Les cathédrales du vide
Tome 3 : Le mystère Fulcanelli

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Publié chez J'ai Lu (N°9387) en 2010
Code ISBN : 978-2-290-02466-9
Éditeur d'origine : Flammarion

Site de l'auteur : www.henriloevenbruck.com

Note : ❤️❤️❤️🧡🤍

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27 avril 2022

L'affaire Aurore S de Gilles Milo-Vaceri

Grégoire Mercier, la cinquantaine, est un auteur spécialisé dans le polar et le thriller. Il a décidé de quitter sa Provence et de venir s'installer dans la région parisienne pour retrouver Aurore qu'il a rencontrée sur les réseaux sociaux et dont il est tombé fou amoureux. Au début, tout se passe pour le mieux entre eux même si elle doit encore régler quelques détails concernant son divorce et la garde de sa fille.

Et puis un jour, contre toute attente, il reçoit un mail laconique lui disant que tout est fini. Il n'en croit pas ses yeux et cherche alors à savoir pourquoi mais Aurore a disparu.

Pendant ce temps-là, un tueur en série, surnommé La Bête sévit dans la forêt de Rambouillet. Ses victimes sont toutes des jeunes femmes blondes à qui il prélève le cœur. Alors que l'enquête menée par les capitaines Marc Desprées et Sandrine Wermer piétine, Grégoire se retrouve malgré lui impliqué.


Mon avis :

Je m'attendais à un thriller avec en toile de fond une histoire d'amour. Mais, j'ai plutôt eu l'impression du contraire. Le roman tourne en effet essentiellement autour de Grégoire, de son amour inconsidéré pour Aurore, de sa descente aux enfers lorsqu'elle le quitte et de cette quête effrénée pour la retrouver.

La partie thriller donne un côté dramaturgique à cette disparition, crée un réel climat de tension qui devient d'ailleurs extrême lorsque les deux histoires finissent par se télescoper. Le mélange des deux genres est plutôt réussi car l'auteur, expert en matière de thriller, a l'art de vous tenir en haleine jusqu'au bout et de retourner les situations au bon moment.

Concernant le personnage de Grégoire Mercier, il ressemble beaucoup à Gilles Milo-Vaceri par certains aspects physiques ou biographiques. On peut imaginer aisément que les émotions, les souffrances, les peines exprimées par l'un sont sûrement celles vécues par l'autre.

C'est touchant, attendrissant de voir ce que quelqu'un est prêt à faire par amour. On sent la sincérité dans les propos et on devine qu'ils sont dédiés à la femme qui partage sa vie. Et en même temps, tout cet étalage m'a un peu dérangée. Peut-être justement parce que trop personnel. Dans ce roman, l'auteur se livre en effet beaucoup sur lui-même et ose fendre l'armure qu'il a sans doute mis longtemps à forger et derrière laquelle il se complaisait à se cacher jusqu'ici.

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Publié chez France Loisirs en 2022
Code ISBN : 978-2-298-17731-2
Editeur d'origine : Les Éditions du 38

Note : ❤️❤️❤️🧡🤍

Site de l'auteur :www milovaceri.com

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25 avril 2022

L'ombre de la menace de Rachel Caine

Un conducteur ivre vient d'encastrer son 4x4 dans le mur en brique d'un garage. Un simple accident qui va ébranler la petite vie bien tranquille de Gina Royal, une mère au foyer. A peine rentre-t-elle de l'école avec ses enfants, qu'elle est arrêtée. Elle ne comprend pas pourquoi jusqu'à ce que la police lui montre la femme pendue dans le garage. Elle apprendra par la suite que son mari est en réalité un tueur en série qui aime dépecer ses victimes.

Après avoir été acquittée lors de son procès pour complicité, Gina, harcelée et traquée, décide de refaire sa vie ailleurs. Après plusieurs déménagements et changements d'identité, elle s'installe finalement sous le nom de Gwen Proctor, quatre ans plus tard, dans une paisible bourgade du Tennessee.

Alors que la famille commence à se plaire à Stillhouse Lake et envisage sérieusement de s'y poser définitivement, une jeune femme est retrouvée morte dans le lac. Le mode opératoire ressemble étrangement à celui de Melvin Royal. Coïncidence ?


Mon avis :

Dans ce roman, Rachel Caine nous met dans la peau, enfin plutôt dans la tête, de la femme d'un tueur en série. Au fur et à mesure de ses confidences, nous apprenons que cette mère au foyer était en fait sous l'influence de son mari et qu'au final, elle était, elle aussi, une victime collatérale. Malheureusement, elle restera toujours "la femme de" et reconstruire sa vie derrière ça est compliqué.

Bien qu'innocentée, Gina (Gwen) reste malgré tout coupable de complicité aux yeux de certains. Pour eux, ce n'est ni plus ni moins qu'une erreur judiciaire. Comment se peut-il en effet qu'elle n'ait jamais rien su des agissements de Melvin ? Comment a-t-elle bien pu être aussi aveugle ?

A l'heure des réseaux sociaux, elle doit subir des déferlements de haine, d'insultes de la part de trolls. Et c'est sans compter les menaces proférées non seulement par Melvin et ses adeptes mais aussi par des justiciers en tous genres. Face à cela, elle se doit aussi de protéger ses enfants adolescents quitte à être trop exigeante avec eux. Elle ne doit absolument rien négliger, parer à toutes les éventualités car leur sécurité en dépend. Il suffit d'un petit relâchement pour que tout bascule. Et c'est ce qui va d'ailleurs arriver à Gina à un moment donné.

L'auteure a très bien su retranscrire une atmosphère angoissante, instaurer un climat de peur permanente à la limite de la paranoïa. La vigilance, la méfiance, l'instinct de survie sont constamment de rigueur. C'est tellement flippant qu'on en arrive à soupçonner tout le monde, à sursauter au moindre bruit suspect.

Ce thriller psychologique dont la fin suggère une suite est très bien mené et l'idée de raconter l'histoire du point de vue de cette femme est plutôt originale. Il est vrai qu'on ne pense pas forcément aux familles de ces monstres sur lesquelles l'opprobre a été jeté et dont la vie, elle aussi, a été bouleversée.

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Publié chez Archipoche en 2020
Titre original : Stillhouse Lake
Traduit de l'anglais par Sebastian Danchin
Code ISBN : 978-2-377-3549-9

Note : ❤️❤️❤️🤍🤍

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30 mars 2022

Pour tout l'or du monde de Marc Fiorentino

Après avoir investi l'argent de la Fondation internationale pour l'enfance auprès de Bernoff, qui s'est avéré être un escroc, Greg Aberdeen se suicide. Dans une lettre, il demande à son associé Sam Ventura d'essayer de récupérer les milliards volatilisés avant qu'ils ne soient utilisés pour de mauvaises raisons.

Avec son équipe d'experts, Sam se donne jusqu'au 30 juin pour retracer la piste de l'argent. Après cela, lui aussi, a décidé de mettre fin à ses jours. Le compte à rebours est donc lancé.


Mon avis :

Hedge found, tracker, warrant, effet de levier, vente à découvert... Tous ces termes un peu barbares vous échappent ? Dans un langage clair, Marc Fiorentino, spécialiste en la matière, aidera les non-initiés à décrypter les mécanismes complexes de l'économie et de la finance.

Il vous expliquera aussi comment les traders manipulent les marchés à la hausse ou à la baisse dans le but d'engranger de mirifiques gains au détriment des petits porteurs qui, dans un élan de panique, sont prêts à céder leurs titres bien en dessous de leur prix d'achat. Ici les opérations boursières concernent le cours de l'or et doivent servir à déstabiliser des gouvernements.

A travers, ce roman l'auteur évoque la crise de 2008. Les chapitres courts correspondent chacun à une journée. L'écriture concise, rapide donne une sensation d'urgence, justifiée par la date butoir que s'est fixée le personnage principal. Et Bernoff, vous l'aurez deviné, n'est autre que la contraction de Bernard Madoff.

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Publié chez Robert Laffont en 2010
Code ISBN : 978-2-221-11393-6

Note: ❤️❤️❤️🤍🤍

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23 mars 2022

Crains le pire de Linwood Barclay

Tim Blake, divorcé, est vendeur dans une concession automobile à Milford. Un soir, alors que sa fille de 17 ans n'est toujours pas rentrée, il se rend à l'hôtel où elle travaille depuis deux semaines.

Mais là, le personnel lui rétorque qu'ils n'ont jamais vu Sydney. Comment est-ce possible ? Pourquoi lui aurait-elle menti sur son job ? Dans quel guêpier a-t-elle bien pu se fourrer ?

Tim, déterminé à retrouver sa fille coûte que coûte, multiplie les démarches, créé un site internet. C'est alors qu'une certaine Yolanda Mills le contacte. Celle-ci, bénévole dans un foyer pour ados à Seattle, affirme qu'elle y a vu Sydney et lui envoie même une photo.


Mon avis :

Avec la narration à la première personne du singulier, le lecteur se met facilement dans la peau de ce père dévoué à qui il va arriver beaucoup de péripéties. On pourra d'ailleurs reprocher au héros de vouloir faire cavalier seul dans cette quête effrénée de la vérité.

J'ai trouvé le style de l'écriture certes efficace car il sait nous tenir suffisamment en haleine mais plutôt fade au point de vue des émotions. J'aurais aimé, en effet, ressentir plus d'inquiétude ou de peur de la part de Tim Blake surtout à partir du moment où la thèse de la simple fugue est écartée et que désormais il a affaire à des gens peu scrupuleux.

On notera aussi quelques scènes d'action très spectaculaires qui vont venir pimenter cette histoire somme toute banale et faire ainsi oublier quelques longueurs ou fausses pistes inintéressantes.

Pour conclure, je dirai que cela ressemble beaucoup à du Harlan Coben. Si vous êtes fan de cet auteur, vous pourrez alors sûrement être séduit par Linwood Barclay.

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Publié chez J'ai Lu (N°10154) en 2013
Titre original : Fear the worst
Traduit de l'anglais par Marieke Merand-Surtel
Code ISBN : 978-2-290-05784-1

Site de l'auteur :www.linwoodbarclay.com

Note : ❤️❤️❤️🤍🤍

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